Carton Ondulé de France annonce l’élection de Dominique Lagarde à sa présidence pour un mandat de deux ans. Il succède à Philippe Durand, président depuis 2020, dont le mandat a permis de renforcer significativement la visibilité institutionnelle de la filière et de porter la voix du carton ondulé dans les grands débats réglementaires nationaux et européens.
Malgré la forte fragilisation de l’industrie papetière et de l’emballage en France, la filière du carton
ondulé poursuit ses efforts volontaristes d’innovation au service de la transition climatique, et
confirme une réduction moyenne de 16 % du grammage de ses emballages. Alors qu’elle a
consacré plus de 100 000 études et 500 brevets à l’évolution de ses emballages ces 10 dernières
années, elle met déjà en oeuvre les futures exigences de minimisation du poids et du volume des
règlements européens. Elle réaffirme ainsi sans relâche son volontarisme dans l’innovation au
service de l’économie circulaire.
Dans le prolongement du communiqué publié par COPACEL le 9 avril dernier, qui alerte sur la multiplication des fermetures de papeteries et la fragilisation de l’industrie papetière française, la filière du carton ondulé confirme une dynamique préoccupante qui touche l’ensemble de la chaîne de valeur. Si, depuis début 2024, sept papeteries ont cessé leur activité en France, révélant un mouvement de désindustrialisation, celui-ci n’épargne plus les secteurs liés à l’emballage. La récente fermeture d’un site de production de carton ondulé – un signal inédit pour une industrie historiquement résiliente et ancrée dans les territoires – en constitue une alerte particulièrement forte, dont il doit être tenu compte.
La filière du carton ondulé aborde une nouvelle zone de risque à un moment de grande fragilité.
Les tensions géopolitiques internationales, notamment au Moyen-Orient, font peser la menace
d’un nouveau choc sur l’énergie, dans un contexte où les marchés restent volatils et où la visibilité
économique demeure très dégradée avec en parallèle l’intégration de nouveaux coûts venant
fragiliser encore un modèle industriel de proximité.
Dans un contexte économique sous tension, marqué par un niveau record de défaillances d’entreprises et d’interrogations sur la désindustrialisation et alors que se lance une mission parlementaire sur les REP, la filière du carton ondulé appelle à une décision publique reconnectée aux réalités industrielles. La filière est mobilisée, engagée, et souvent au-delà de ses obligations, mais, consciente des risques actuels, elle met en garde le gouvernement et appelle à un changement profond d’approche. Elle plaide pour une méthode plus pragmatique, fondée sur l’évaluation, la concertation et un cap clair, afin de concilier transition écologique, compétitivité et emploi. Elle affiche en contrepartie cinq engagements de la filière.
L’ADEME vient de publier son étude annuelle relative au recyclage des emballages, en application de la réglementation européenne. Les résultats confirment l’excellence de la filière papier-carton, pilier de l’économie circulaire. Pour l’année 2023, le taux de recyclage des emballages en papier-carton, pris dans son ensemble, emballages ménagers, industriels et commerciaux confondus, atteint en effet 94,8 %.
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Jacques Azens, survenu le 4 novembre 2025 à Épernay.
Jean-Jacques Azens a consacré sa carrière au service de la filière du carton ondulé. Durant sa carrière au laboratoire d’essais chez SOCAR (devenu Smurfit Westrock) à Épernay, qu’il a dirigé, il a conduit de nombreuses études techniques qui ont contribué à enrichir les connaissances et à renforcer l’expertise collective de la profession. Ses travaux ont fait de lui une référence incontestée dans le domaine de l’emballage en carton ondulé.
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