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Moins d’emballages en carton évite de couper des arbres : c’est faux !

On ne peut que saluer les efforts d’écoconception qui sont réalisés chaque jour par les metteurs en marchés de tous produits : économiser au maximum la matière utilisée pour produire un emballage doit être notre objectif à tous afin de minimiser nos impacts environnementaux. Certains valorisent cependant cet effort d’écoconception en affirmant que l’économie de carton réalisée dans leur nouvel emballage permet d’éviter de couper des arbres (en allant même jusqu’à afficher le nombre d’arbres « sauvés »). Cette allégation est fausse et nous vous expliquons pourquoi…

Un emballage avant tout constitué de fibres recyclées

Tout d’abord, il faut considérer que le taux moyen d’intégration du recyclé dans les emballages papier carton atteint un niveau de 80%. L’usage de la fibre de cellulose est donc largement optimisé au sein d’une boucle matière où plus de 9 emballages sur 10 sont collectés triés et transformés en de nouveaux emballages.

Un ajout de fibres vierges nécessaire

Les 20% restant sont constitués de fibres neuves issues de forêts gérées durablement et d’auxiliaires de production (amidon, pigments etc…). L’utilisation de ces fibres vierges est essentielle. Il faut en effet considérer que       la boucle matière perd régulièrement des fibres de cellulose et qu’il existe un accroissement des besoins. Réinjecter régulièrement des fibres vierges est donc nécessaire afin de maintenir le niveau de fibres utiles à la production et d’assurer la continuité du bon « fonctionnement » de la boucle.

L’apport de ces fibres vierges va se faire via des produits aux caractéristiques techniques particulières. En effet, la nature des fibres influe sur les caractéristiques des papiers et cartons et un des aspects important de la production de papiers et cartons est donc de trouver le bon « mix » de fibres en fonction du type de produit à fabriquer. Les fibres utilisées sont soigneusement choisies en fonction du couple produit/emballage, des caractéristiques techniques de l’emballage recherchées comme la capacité à protéger le produit et sa résistance durant les opérations de transport et de stockage. Ces paramètres peuvent faire varier le contenu en recyclé d’un papier ou d’un carton.

Des fibres issues d’une gestion forestière durable

Ces fibres vierges proviennent de sous-produits de l’exploitation des forêts qui ne contribuent pas à la déforestation.

Pour se développer, les forêts doivent être entretenues et exploitées de façon durable : des « coupes d’éclaircies », c’est-à-dire d’abattage des arbres les plus chétifs, sont indispensables afin que les arbres les plus gros respirent davantage et puissent grandir et grossir. Il est important également de récolter les gros arbres arrivés à maturité car, en vieillissant, ils captent moins de dioxyde de carbone, voire ils en rejettent, ne se développent plus et empêchent le développement des plus jeunes, qui capteront davantage de dioxyde de carbone dont ils ont besoin pour se développer. L’entretien de la forêt permet donc de maximiser les services rendus par celle-ci à l’environnement : meilleure captation de carbone, espace de biodiversité pour les espèces animales et végétales, filtration de l’eau, paysage et espaces de promenade pour les citoyens, etc.

Au final, si les forêts sont gérées durablement, elles peuvent être exploitées sans fin : par exemple, les forêts européennes sont en croissance continue (+30 % depuis 1950). Pour ce qui est des importations : le Règlement Bois de l’UE (RBUE), opérationnel depuis 2013, s’assure de la légalité du bois mis sur le marché européen. Et pour ceux qui souhaitent des garanties supplémentaires, il existe également un certain nombre de certifications forestières qui attestent de la bonne gestion des forêts, comme les labels FSC® ou PEFC.

Des fibres issues des coproduits de l’exploitation forestière

Lorsque des prélèvements d’arbres sont réalisés, chacune des parties de l’arbre sont utilisées pour des applications adaptées à leurs caractéristiques :

  • troncs pour l’ameublement,
  • branches intermédiaires pour la production de papier et de carton,
  • résidus, écorces et chutes de coupe pour la production d’énergie renouvelable.

L’exploitation forestière n’est ainsi pas uniquement la mise à disposition de bois pour la production de carton ou de mobilier.

 

Pour en savoir plus sur l’industrie papetière et la forêt française ou mondiale, vous pouvez consulter cette vidéo :

ou celle-ci :

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Recyclage / Réutilisation : la hiérarchie des déchets en question !

La directive 2008/98/CE pose le principe d’une hiérarchie entre moyens de traitement des déchets sur la base d’une idée « simple » : prévenir d’abord. La réutilisation des produits précèderait ainsi leur recyclage.

Elle a cependant prudemment précisé que ce principe général pouvait être remis en question par le biais d’une Analyse de Cycle de Vie (ACV), dont le but est de vérifier la « supériorité » environnementale apparente de la réutilisation du produit considéré.

En fait, du point de vue de l’environnement et de la gestion des ressources, réutiliser un produit, c’est utiliser à nouveau sa matière qui représente l’essentiel de son empreinte environnementale. Or cette réutilisation de la matière peut aussi être réalisée par la voie du recyclage, dans les deux cas des opérations complémentaires ayant un impact sur l’environnement sont nécessaires et doivent être considérées.                                                                            

Dans ces conditions, choisir entre les deux voies suppose une comparaison globale entre deux dispositifs logistiques de gestion de l’acheminement d’un produit, assurant des services identiques sur une période de temps, et de dresser leur bilan en termes de ressources utilisées et d’impacts environnementaux.

Dans les faits, il existe deux modèles de « réutilisation d’emballages » :

  • Un système « fermé », utilisé par exemple dans l’automobile avec des circuits à gestion internalisée (les emballages réutilisables circulent entre les usines du constructeur et celles de ses équipementiers)
  • Un système «ouvert » entre des producteurs de biens de consommation et des distributeurs, faisant appel à un loueur assurant la logistique et la maintenance des emballages.

Les travaux de comparaison effectués, avec leurs limites et leurs insuffisances, ont permis de dégager quelques enseignements :

  • L’importance capitale du taux de rotation à l’intérieur du dispositif car la matière immobilisée est improductive mais son impact initial est donné. Ainsi une caisse plastique qui serait utilisée une fois par an, pendant la période de récolte de pommes par exemple, aurait un impact élevé en comparaison d’une caisse carton qui sera recyclée dès la fin de son utilisation et sa matière réutilisée dans un nouvel emballage d’usage différent.
  • L’importance du stock nécessaire, qui donc immobilise de la matière, dépend de la vitesse de rotation et de la « dimension » du système mais aussi de l’efficacité de l’organisation, du temps de retour et des pertes. A l’inverse, un système géré par recyclage assure à la fois un retour rapide vers une unité de recyclage et la fabrication d’un nouvel emballage fabriqué à façon, apportant ainsi une très grande souplesse.
  • La moindre flexibilité d’emploi d’un emballage à format déterminé impose de ce fait une limite d’usage, fonction des formats et des caractéristiques des produits, et entraîne une perte d’efficacité au remplissage (l’unité fonctionnelle étant la quantité de produits délivrée par le système sur une période donnée).
  • La dimension économique doit également être prise en compte et en particulier les externalités et les transferts de valeur à l’intérieur du système.

La comparaison des chaînes logistiques fait apparaître une souplesse et une flexibilité plus grande du dispositif « recyclage ». En effet, celui-ci ne connaît pas les contraintes liées au format déterminé de l’emballage, lequel impose des applications dédiées qui entraînent des parcs emballages plus élevés et des temps de retour (donc des rotations sur un temps donné) qui pourront être plus élevés, en particulier dans les systèmes « ouverts ». Globalement, les systèmes dits d’emballages réutilisables connaissent des limites d’usage en termes de produits à transporter et de couverture géographique. Plus faciles à adapter à des systèmes « internes » dédiés à des produits standardisés dans des circuits entre acteurs d’un système industriel, ils sont difficilement utilisables pour gérer des livraisons entre acteurs « indépendants » et à l’échelle internationale alors que les dispositifs de recyclage existent dans le monde entier apportant ainsi une garantie de réutilisation de la matière à l’échelle mondiale.

Carton Ondulé de France a fait réaliser une étude portant sur l’évaluation environnementale de l’intérêt comparé entre caisses en plastique réutilisables et plateaux en carton ondulé recyclables pour le transport des fruits et légumes, en s’appuyant sur l’analyse de trois segments de marché et de circuits de distribution réels.

Les résultats ont d’abord montré que les impacts environnementaux sont limités quel que soit l’emballage. Ils ont ensuite mis en évidence une forte dépendance de l’impact environnemental de la caisse plastique au nombre de rotations effectuées sur sa durée de vie utile, avec un bilan le plus souvent favorable aux plateaux en carton ondulé lorsque ce taux de rotation est inférieur à 15 et non différenciable lorsqu’il se situe entre 16 et 35. Avec une rotation annuelle comprise entre 3 et 5, pour que les impacts environnementaux de la caisse plastique réutilisable puissent être considérés comme moins importants que ceux d’un plateau en carton ondulé, sa durée de vie utile doit être de sept à dix ans minimum.

Mon emballage en carton ondulé est-il recyclable ?

L’actualité réglementaire et la demande sociétale font que nombre de metteurs en marchés cherchent aujourd’hui à substituer leurs solutions d’emballages plastique par une solution en carton.

Certaines fonctionnalités nécessaires de l’emballage (résistances à l’humidité, propriétés barrières) exigent alors un traitement du carton ou une association avec un film plastique.

Si ces solutions peuvent apparaître non satisfaisantes de prime abord, elles ont cependant l’avantage de remplacer une part importante de matériau constitué d’une ressource non renouvelable et parfois non recyclable par une ressource renouvelable, biodégradable et gérée de manière durable.

Reste souvent cette question importante : mon nouvel emballage est-il recyclable et pourra-t-il être collecté dans les filières actuelles de collecte et de tri des emballages papier carton ?

Pour répondre à cette question et d’aider les metteurs en marché d’emballages à évaluer leurs choix techniques au regard de la recyclabilité de leurs emballages, la filière emballage papier carton a créé, via REVIPAC et en collaboration avec CITEO, un comité d’expertise technique, le Comité d’Évaluation de la Recyclabilité des Emballages papier-Carton (CEREC). Ce comité peut également, si nécessaire,  conseiller des voies d’optimisation.

Vous retrouverez sur le site du  CEREC (www.cerec-emballages.fr) des avis généraux sur la recyclabilité des emballages carton, comme :

  • L’Avis général n°2 sur les souillures alimentaires indiquant que les emballages mis en contact avec des aliments gras, salés, sucrés ou humides peuvent être recyclés tant qu’ils ne contiennent pas de débris alimentaires.
  • L’avis général n°3 sur la problématique des armatures dans l’emballage papier-carton, qui peuvent être perturbateurs du recyclage.

Vous trouverez également les différents avis techniques rendus sur des emballages papier carton. La lecture de ces avis permet de se faire une première idée.

Pour connaitre la recyclabilité de votre emballage en particulier, le CEREC peut être saisi (page contact). Vous aurez ainsi la certitude de la capacité de votre nouvel emballage à être accepté dans les standards collectés en vue du recyclage.

Dans l’avenir, la filière papier carton attend beaucoup d’innovations importantes comme la chromatogénie, l’usage des microfibrilles de cellulose, le collage sans colle … des technologies développées ou co-développées par le Centre Technique du Papier : elles permettront d’acquérir certaines des propriétés qui manquent aujourd’hui au papier carton, permettant de concevoir des emballages mono-matériau et de n’utiliser que de la cellulose.

Ce qui rendra encore plus facile les questions de recyclabilité !

[Focus] L’emballage dans le secteur boisson

L’une des premières fonctions de l’emballage est d’assurer la protection du produit. Dans le secteur des boissons, cette exigence est particulièrement importante, les marchandises étant lourdes et faisant en général l’objet d’une manutention particulière durant le transport. Il est également nécessaire de respecter les exigences opérationnelles des lignes d’embouteillage et de remplissage. Mais le secteur boisson est également un secteur extrêmement dynamique et concurrentiel. Pour retenir l’attention du consommateur, l’emballage doit donc être particulièrement attractif et mettre en valeur le savoir-faire et les valeurs de la marque.

Un emballage adaptable et imprimable

L’emballage boisson le plus fréquent est la caisse, souvent utilisée pour le vin. Les caractéristiques techniques du carton ondulé permettent de concevoir des caisses parfaitement adaptées aux différentes bouteilles mais également des systèmes de calage efficaces et rapidement mis en œuvre. Ces derniers apportent alors soutien et protection maximale à ces marchandises fragiles afin d’éviter les dommages pendant le transport (casse, détérioration des étiquettes ou des bouteilles). Traditionnellement conçues pour 6 ou 12 bouteilles, debout ou couchées, elles peuvent être imprimées de différentes qualités et conçues pour répondre aux exigences des différentes machines de conditionnement.

Mais les emballages utilisés ne se limitent pas à des caisses de transport ! Dans le secteur vin et spiritueux, l’image du produit est un gage de savoir-faire, de réputation et de qualité. En combinant les formes, les couleurs et les décors, l’emballage permet de mettre en avant ces caractéristiques. Le carton ondulé est un matériau qui peut bénéficier de nombreuses  techniques d’impression et de finition (offset, flexographie, vernissage, marquage à chaud, gaufrage, laminage). Ceci permet d’envisager une infinité d’étuis et de coffrets pour démarquer ses produits ! Et pour les mettre toujours plus en valeur dans la distribution, le carton ondulé permet également de concevoir des prêt-à-vendre faciles à mettre en rayon et attractifs et des PLV toujours plus innovantes.

Dans le secteur des eaux et soft drink, les cadences de mécanisation plus rapides poussent à utiliser des Wrap-around plutôt que des caisses. Ces systèmes enroulent l’emballage en carton ondulé autour des produits à emballer, permettant flexibilité et vitesse de mise en œuvre. On y utilise également beaucoup de plateaux de regroupement pour les produits ne nécessitant pas de caisse (comme des canettes ou des bouteilles de petits formats) permettant une mise en rayon plus rapide, ou des intercalaires en carton ondulé afin de stabiliser les palettes lourdes tout en protégeant les produits des couches inférieures.

La caisse-outre : conçue pour prolonger la durée de conservation

La caisse-outre, ou emballage Bag-in-Box ®, est également de plus en plus utilisée pour conditionner le vin et commence même à séduire les jus de fruits. En France, elle capte environ 40 % des ventes de vin en volume.

Ce mode de conditionnement est conçu de manière à augmenter la durée de conservation du produit, jusqu’à huit mois avant l’ouverture pour le vin, et entre six et huit semaines après la première utilisation. Le remplissage est réalisé sous vide d’air et, en soutirant le produit, l’outre se rétracte pour épouser le liquide sous l’effet de la gravité – l’air ne rentre donc pas et le produit conserve intactes ses propriétés organoleptiques.

Fabriqué en carton ondulé, l’emballage extérieur garantit un niveau de protection exceptionnel pendant le transport. Il peut lui aussi bénéficier d’une impression de haute qualité, afin de mettre en valeur produit et savoir-faire et d’attirer l’attention des clients dans un environnement de vente au détail.

Des emballages spécifiques pour le e-commerce

Les ventes de vins et spiritueux en e-commerce ont considérablement augmenté ces dernières années. Encore plus que dans le commerce traditionnel, le transport de ces produits fragiles dans des circuits de distribution variés et imprévisibles nécessitent des emballages particulièrement protecteurs et solides.

De nombreuses innovations ont été développées par le secteur du carton ondulé pour développer des solutions robustes d’emballage et de calage sachant s’adapter aux différentes formes de bouteilles et être mises en œuvre de façon rapide.

Des solutions ludiques pour un secteur festif

Enfin, la consommation des boissons étant souvent associée à un caractère festif, le carton ondulé permet de laisser libre court aux idées des équipes créatives pour donner à l’emballage des fonctions parfois inattendues : transformation en seau à glace, intégration de sous-bock, calendrier de l’avent, personnalisation, intégration d’un jeu … tout est possible !

calendrier de l’avent

sous-bock intégré

cave

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Interview Laurent Bergé, Président de l’AOPn Tomates et Concombres de France

Laurent Bergé, président de l’AOPn Tomates et Concombres de France

« Il ne faut pas négliger l’importance de l’emballage sur le consommateur »

  1. En quoi l’emballage est-il un enjeu majeur pour votre filière ?

Pour les producteurs de tomates, l’emballage revêt une dimension stratégique qui influe sur deux leviers essentiels de notre activité : l’aspect sanitaire d’une part, et le volet économique d’autre part.

En choisissant des plateaux en carton ondulé ou parfois en bois, nous réduisons au maximum les risques de contamination croisée dans nos serres, en conditionnant nos récoltes dans des contenants hygiéniques, car à usage unique.

Le libre choix de l’emballage pour notre filière, c’est aussi le seul moyen de mener nos propres négociations avec nos fournisseurs d’emballages – chose impossible avec les caisses plastiques. C’est d’ailleurs cette volonté légitime de libre arbitre qui a poussé l’ensemble de la filière des producteurs de fruits et légumes à signer avec les fabricants de plateaux en carton ondulé et de cagettes en bois une Charte de libre choix de l’emballage il y a presque quatre ans.

  1. Quels sont les emballages les plus adaptés à vos produits ? Pour quelles raisons ?

A ce jour, les plateaux en carton ondulé représentent selon nous la solution la plus adaptée pour nos produits. Sa modularité permet d’adapter sa forme et sa contenance à l’ensemble de nos besoins, dans un cadre de coûts que nous pouvons maîtriser. Il présente aussi des atouts techniques uniques, comme sa personnalisation par impression pour devenir support de marques ou vecteur d’informations. Ce sont ces informations (origine, territoire, producteur…) qui permettent de rassurer le consommateur, de plus en plus averti et éduqué dans ses actes d’achats.

  1. Carton Ondulé de France a publié une étude sur le rôle de l’emballage au rayon F&L : ces résultats vous étonnent-ils ? Quels en sont, selon vous, les grands enseignements pour votre filière et pour l’ensemble des producteurs de fruits et légumes ?

Nous avons toujours pensé que l’emballage influait l’acte d’achat et qu’il pouvait mettre en valeur le produit. Il fallait toutefois le démontrer de manière nette. C’est désormais chose faite au delà de nos attentes, et les résultats ne peuvent que conforter la filière dans ses choix :  nous avons raison de résister à la pression du plastique. Cette étude dévoile surtout l’impact de l’emballage sur toute une chaîne de valeur, avec des enjeux économiques répercutés sur tous les acteurs. En ignorer les enseignements serait une erreur.

  1. Quels sont les axes de travail en emballage pour les fruits et légumes ?

L’emballage doit en premier lieu répondre aux exigences logistiques en plus de ses fonctions de protection, de conservation et de présentation. Il faut donc être particulièrement vigilant à continuer de répondre à ces exigences, qui ont en premier lieu orienté le choix de la grande distribution vers la caisse plastique.

La carton ondulé a aussi beaucoup d’autres atouts et il doit continuer d’innover pour apporter de nouveaux services.

[Etude] Distribution : l’emballage en carton ondulé favorise l’achat des fruits & légumes

La dernière étude menée par Carton Ondulé de France démontre entre autre que le choix de l’emballage peut augmenter le nombre de clients acheteurs dans le rayon fruits et légumes de 13 à 16%. Plus généralement, elle établit que si l’emballage n’est pas perçu par les clients, il influe énormément sur le temps passé en rayon, sur l’attention porté aux produits mais aussi sur les comportements.

L’étude commandée est inédite à plus d’un titre : en faisant appel aux neurosciences pour mener une enquête sur le terrain de plus d’un an, Carton Ondulé de France a souhaité déterminer sur une base scientifique le rôle de l’emballage au rayon fruits et légumes sur le comportement des consommateurs. En comparant, d’une part, étals en inox et plateaux en carton ondulé et, d’autre part, bacs en plastique et plateaux en carton ondulé, l’étude a réservé plusieurs surprises – et pistes d’optimisation de l’expérience client sur ce rayon clé pour la grande distribution.

Un emballage non perçu au rayon fruits et légumes, mais à l’impact puissant

L’étude, menée par Négosciences, une entreprise spécialisée en neurosciences appliquées au commerce, s’appuie sur 2 016 heures d’observations du comportement de 4 530 clients au sein de deux magasins d’enseignes différentes (de 1 500m² et 1 800m²). Les résultats de cette analyse, d’une ampleur inédite de par sa taille, a permis d’évaluer en premier lieu la perception de l’emballage dans le rayon fruits et légumes.

Et ce premier enseignement est sans appel : 95% des clients interrogés ne remarquent pas les emballages permettant de présenter les fruits et légumes.

Pourtant, l’étude a démontré que suivant la nature ou l’absence de l’emballage, les comportements sont très différents. Premier indicateur étudié, le temps passé devant les étals augmente de 17 à 50 % lorsque les fruits et légumes sont présentés dans des plateaux en carton ondulé plutôt que respectivement dans des caisses en plastique ou sans emballage (présentation directement sur les étalages avec des séparateurs en inox).

Le second indicateur étudié a été le « taux de couverture » – c’est-à-dire la quantification de l’espace exploré sur le rayon. S’il est identique lorsque les fruits et légumes sont présentés en séparateurs inox ou dans des plateaux en carton ondulé, la différence devient flagrante lorsque l’on compare plateaux en carton ondulé et bacs en plastique : les clients explorent 51% de surface en plus avec la solution « carton ondulé » (23,8% de taux de couverture pour les caisses plastique contre 35,9% pour les plateaux en carton ondulé).

Un impact direct sur le comportement d’achat

Plus longues, plus exploratoires, les visites du rayon fruits et légumes présentant des plateaux en carton ondulé sont également plus qualitatives.

Ainsi, l’intérêt porté aux produits, qui différencie un achat plaisir d’un achat « d’obligation » où seule la variable économique entre en considération, est exacerbé avec la solution en carton ondulé : entre 81% et 86% des clients portent un intérêt au produit plutôt qu’aux prix affichés lorsque les fruits et légumes sont présentés sur plateaux carton ondulé. Ce chiffre tombe à 59,2% (-21,8 points) avec des caisses plastique et à 15,5% (-70,5 points) sans emballages dans des séparateurs inox.

L’étude dévoile surtout que le nombre de clients achetant des fruits et légumes peut augmenter en fonction de l’emballage de présentation. Un rayon 100% carton ondulé voit ainsi son nombre d’acheteurs augmenter de 13% par rapport à une présentation sur étalages inox et de 16% par rapport aux caisses en plastique !

Le rayon fruits et légumes, oublié des stratégies marketing ?

Les comportements client et leurs spécificités en fonction des emballages sont bien connus des distributeurs et des producteurs, mais ne sont généralement vérifiés que pour les produits présentés en linéaire. Ce focus sur les produits proposés en libre-service, et plus spécialement pour les fruits et les légumes, offre une lecture différente du comportement d’achat. À chaque type d’emballage correspond une expérience client qui influe sur son comportement d’achat.

Cette étude fournit surtout des clés d’optimisation de l’expérience client au service de l’attractivité d’un rayon « vitrine », central et à fort enjeux d’image pour les distributeurs.

Le carton ondulé, en étant l’une des réponses à ce travail d’amélioration, confirme son rôle de partenaire central pour la vente de fruits et légumes : hygiéniques, permettant une conservation plus longue, ergonomiques, robustes et légers, faciles de manipulation, adaptables et économiques, garantis par le label de qualité CFQ, les plateaux en carton ondulé présentent une valeur ajoutée confirmée pour l’ensemble de la chaine de valeur.

Pour la filière fruits et légumes aussi, le carton ondulé est le bon génie du commerce !

Agir pour l’économie circulaire ? une habitude !

Avec 9 emballages recyclés sur 10, l’industrie de l’emballage papier carton est championne de l’économie circulaire ! 92% de nos emballages sont recyclés et transformés en nouveaux emballages. Matière biosourcée renouvelable, la fibre de cellulose sera ainsi réutilisée 8 fois en moyenne. Depuis 25 ans, la part de recyclé n’a cessé de progresser, pour atteindre 80% aujourd’hui. C’est un exemple remarquable de fermeture d’une boucle matière.

Un succès collectif pour un fonctionnement en boucle efficace.

Pour arriver à ce résultat, notre profession a résolument pris ses responsabilités dans la REP (Responsabilité Élargie des Producteurs) emballages ménagers. Elle a participé au financement initial de l’éco-organisme et a garanti irrévocablement la reprise et le recyclage des tonnes collectées et triées ; de quoi apporter la solidité et la sécurité nécessaires au dispositif.

Les résultats sont significatifs : le taux de recyclage des emballages ménagers en papier carton est passé de 0 en 1992 à 67% en 2016. Celui pour les emballages industriels et commerciaux est estimé par l’Ademe à 98%.

Nous pouvons donc revendiquer un taux global de recyclage de 92%.

La part de recyclé dans les emballages papier carton atteint un niveau de 80%. Les 20% restants sont constitués de fibres neuves issues de forêts gérées durablement et d’auxiliaires de production (amidon, pigments etc…). Il faut en effet réinjecter régulièrement dans la boucle matière des fibres vierges afin de maintenir le niveau de fibres nécessaire à la production, et de faire face à l’accroissement des besoins. L’apport de celles-ci assure la continuité du « fonctionnement » circulaire.

Ces fibres vierges proviennent de sous-produits de l’exploitation des forêts qui ne contribuent pas à la déforestation. Pour se développer, les forêts doivent être entretenues et exploitées de façon durable ; des coupes d’éclaircies sont indispensables afin que les arbres les plus gros respirent davantage et puissent grandir et grossir. Lorsque des prélèvements d’arbres sont réalisés, chacune des parties de l’arbre est utilisée pour des applications adaptées à ses caractéristiques : troncs pour l’ameublement, branches intermédiaires pour la production de papier et de carton, résidus, écorces et chutes de coupe pour la production d’énergie renouvelable.

Au final, si les forêts sont gérées durablement, elles peuvent être exploitées sans fin : les forêts européennes sont en croissance continue (+30 % depuis 1950).

Au-delà de la réutilisation, l’écoconception.

Si la filière des emballages papier carton s’inscrit dans un cercle vertueux de réutilisation de sa matière, elle n’a pas oublié la nécessité d’améliorer constamment la conception de ses matières premières papier carton et de ses emballages :

–  En l’espace de trente ans, l’industrie papetière a fortement diminué son empreinte environnementale. Elle a non seulement réduit ses consommations à la tonne produite d’énergie (- 27%) et d’eau (- 70%) mais elle a aussi drastiquement réduit ses rejets de matières oxydables dans l’eau (- 70%).

–  La profession a également travaillé à la réduction de la quantité de matière utilisée. Ainsi le poids moyen au mètre carré du carton ondulé a diminué de plus de 10% en 20 ans, pour des caractéristiques techniques équivalentes.

–  Elle a aussi permis l’optimisation des emballages par rapport à leur contenu.

–  Tout en améliorant leur recyclabilité, nous garantissons aujourd’hui la reprise de 100% de nos emballages.

Une mobilisation importante pour faire toujours mieux

Aujourd’hui encore, pour faire avancer l’économie circulaire, nous sommes un partenaire responsable et nous œuvrons pour assurer une efficacité optimale de l’utilisation de la fibre de cellulose :

– Nous poursuivons et renforçons notre engagement au sein de la REP, en développant un dispositif qui favorise la proximité et l’engagement pérenne et qui développe synergies et coopérations entre les différents acteurs de la filière, chacun étant garant du succès collectif.

– Nous renforçons et développons l’écoconception, en mobilisant les fabricants d’emballages.

– Nous souhaitons travailler, avec les autres secteurs de l’emballage et les utilisateurs, sur l’évolution des exigences essentielles en vue du rapport à remettre aux autorités communautaires en 2020.

– Nous réfléchissons aux moyens d’améliorer le recyclage des emballages nomades en développant leur collecte.

Pour garantir le bon fonctionnement de la boucle matière, il ne s’agit pas uniquement d’optimiser les quantités de matière utilisée et de s’assurer de son retour dans la boucle. Il s’agit également de garantir la réemployabilité de la fibre recyclée : certaines pratiques ne doivent pas mettre en cause les usages ultérieurs de cette fibre. Une quelconque restriction des débouchés et des usages du matériau recyclé pourrait constituer une menace pour le nécessaire développement du recyclage des emballages usagés.

Pour cela nous veillons collectivement à limiter l’emploi de constituants perturbateurs et/ou de substances mettant en cause le réemploi de la matière (par exemple des substances chimiques dangereuses apportées par des encres, colles, ..). Nous sommes également particulièrement vigilants à ce que la totalité des opérateurs de la boucle (à l’aval comme à l’amont) prennent en compte ces contraintes et adaptent leurs processus pour y répondre.

Les fiches techniques

Téléchargez nos fiches techniques sur le carton ondulé.

N° 1 – Stockage et manutention des emballages vides en carton ondulé
N° 2 – Détermination des dimensions des emballages en carton ondulé
N° 3 – Préhension par ventouses d’articles en carton ondulé
N° 4 – Rubans adhésifs pour la fermeture des emballages
N° 5 – Réglementations relatives aux transports des marchandises dangereuses
N° 6 – Carton ondulé et humidité
N° 7 – Épaisseur du carton ondulé
N° 8 – Statistiques appliquées au carton ondulé
N° 9 – Recensement des fonctions attendues d’un emballage en carton ondulé
N° 10 – Aide à l’établissement d’un cahier des charges
N° 11 – Recommandations relatives aux caisses à rabats en carton ondulé destinées à être mécanisées
N° 12 – Recommandations relatives aux découpes en carton ondulé destinées à être mécanisées
N° 13 – Recommandation pour la palettisation de marchandises dans des emballages en carton ondulé
N° 14 – Carton ondulé et pictogrammes
N° 15 – Préhension par ventouses des emballages complets et pleins
N° 16 – Encre et Solidité lumière à l’impression

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