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Analyse hotspot de la chaîne logistique du e-commerce

Le cabinet Ramboll a réalisé, pour la FEFCO, une analyse hotspot comparative entre emballages en carton ondulé à usage unique et en plastique réemployable sur la chaîne d’approvisionnement du e-commerce B2C pour la livraison de petits articles personnels en Europe. Il identifie les zones sensibles ou les étapes du cycle de vie qui représentent une part importante de l’impact environnemental de l’emballage au sein de cette chaîne d’approvisionnement.

L’analyse a évalué 48 sources scientifiques et commerciales pertinentes.

51 zones sensibles ont été identifiées, parmi lesquelles, par exemple, le taux d’espace vide, la forme de l’emballage, son poids, le taux de retour des emballages réemployables, le taux de recyclage, l’utilisation de ressources renouvelables, l’organisation logistique de la chaine de distribution ou le coût. Chacune d’entre elles ont été scorées selon une méthodologie stricte décrite dans l’étude.

Le consultant a ensuite analysé, pour les 15 plus impactantes, les actions possibles d’innovation et d’amélioration de l’emballage afin d’en diminuer l’impact environnemental, dans le système de e-commerce actuel.

Nous vous présentons ci-dessous les 5 zones les plus sensibles identifiées pour mesurer l’impact environnemental des deux solutions :

• Le nombre réel d’utilisations pour les solutions à usages multiples
C’est probablement le paramètre le plus important, car il a été cité par 1/3 des sources analysées (17 sur 48). Le nombre réel d’utilisations des emballages réutilisables est encore débattu car aucune donnée officielle n’existe dans l’UE et les données primaires des entreprises ne sont souvent pas transparentes.

• Les paramètres logistiques
Ceux-ci incluent le stockage, les distances de transport, le nombre de colis par livraison et le besoin de tri. Ce deuxième point est cité par 15 des sources analysées. Les distances de transport ont un impact significatif sur les émissions et continueront d’influencer le cycle de vie de l’ensemble du produit car les sites de production ne sont pas toujours proches des marchés de consommation. Plus un colis est transporté loin, plus les émissions potentielles liées au transport, et à fortiori au transport retour, sont élevées.

• Le pourcentage de matériaux recyclés utilisés dans la production
Ce point est cité par 11 sources. Les données sur le contenu recyclé des emballages réutilisables ne sont pas claires et généralement indisponibles, ce qui rend la comparaison difficile. Au contraire, il est bien établi que les emballages en carton ondulé contiennent en moyenne 89 % de contenu recyclé.

• La quantité de matériaux utilisés pour l’emballage
Citée par 8 sources. Il existe une limite physique à la réduction de matière car l’emballage allégé doit continuer à présenter de bonnes propriétés mécaniques et une bonne fonctionnalité.
• Le nombre d’installations de recyclage/compostage et de lavage disponibles
Cité par 8 sources. Ce point est plus pertinent pour les emballages en plastique réutilisables, car la chaîne d’approvisionnement en papier et carton dispose d’un système bien développé et fonctionnel pour la collecte et le recyclage des emballages en papier.

Les autres points sensibles identifiés :
• Le taux de retour : un faible taux de retour peut entraîner une augmentation des émissions en raison de la nécessité de produire de nouveaux articles pour remplacer ceux qui ne sont pas retournés. Si ce paramètre est faible, cela signifie que certains éléments ne retournent pas immédiatement au cycle de réutilisation, voire jamais. Cela peut entraîner une pénurie d’emballage et donc soit une augmentation des émissions due à l’achat de nouveaux emballages, soit un retard de livraison dû à un manque d’emballages.
• Taux de vol : par exemple, selon l’American Bakers Association, ce phénomène a causé 30 % de perte de barquettes en plastique réutilisables chaque année, générant des coûts de remplacement annuels de 10 millions de dollars.

Pour consulter l’étude FEFCO

Economie circulaire et efficacité d’usage

Le principe de l’économie circulaire peut se définir comme un système économique qui, à tous les stades du cycle de vie des produits, vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien être des individus. Comment comprendre cette notion d’efficacité ?

Une utilisation efficace de la ressource par la réutilisation…

L’utilisation efficace de la ressource implique tout d’abord sa gestion durable : il faut de préférence qu’elles soient renouvelables et il est essentiel d’être vigilant à son épuisement. Il faut ensuite veiller à allonger la durée de cette utilisation au maximum, en allongeant la durée d’usage des produits ou en réutilisant la ressource dans de nouveaux produits.

Le secteur du papier carton est à ce titre un exemple d’économie circulaire, puisqu’il utilise une ressource naturelle, renouvelable, sans conflit d’usage alimentaire et que les produits qu’il fabriquent sont recyclés à 92%. La fibre de cellulose, issue du bois, peut être réutilisée au moins jusqu’à 25 fois, et les emballages papier carton intègrent 80% de fibre recyclées.

… qui doit être challengée par une efficacité de gestion de la boucle permettant toujours moins d’impacts sur l’environnement

Mais l’efficacité d’une utilisation ne doit pas s’arrêter à une question de durée d’usage. Pour minimiser les impacts environnementaux nécessairement générés, il est important également de prendre en compte la vitesse de circulation de la ressource, l’opérationnalité et les performances des structures de mise en œuvre et son adaptabilité aux besoins des utilisateurs.

La non optimisation de ces paramètres peut entrainer une augmentation des quantités de ressources utilisées pour pallier au manque de vitesse de circulation (constitution de stocks outils), des pertes importantes impliquant une baisse du taux de réutilisation, une hausse des besoins en transports du fait d’une faible structuration du maillage industriel permettant la réutilisation, une inadaptation aux fonctions attendues avec un risque de surconsommation ou de gaspillages, des difficultés d’adaptation aux évolutions des besoins.

La filière papier carton présente là aussi de nombreux atouts pour permettre la mise en œuvre d’une boucle de réutilisation efficace : elle dispose d’un maillage industriel diffus et mondial permettant de remettre la matière en circulation en restant au plus proche de son lieu d’utilisation, minimisant ainsi les besoins de transports. Sa capacité de réadaptation au juste besoin à chaque nouvelle transformation lui permet d’orienter efficacement la matière dans le temps et l’espace, en utilisant la juste quantité et en évitant des stocks outils importants. Avec un taux de recyclage de 92%, voire même de 98% pour les emballages industriels et commerciaux, elle démontre d’une organisation particulièrement efficace pour capter la matière à réutiliser et la réinjecter dans le système : plus de 9 emballages sur 10 sont ainsi collectés et recyclés pour fabriquer de nouveaux emballages.

[CNE] Emballage et impact environnemental

« Toute activité humaine a un impact sur la planète. L’emballage a donc un impact sur l’environnement parce qu’il est un objet du quotidien qui participe à l’activité humaine. »

Dans sa dernière publication, le Conseil National de l’Emballage explique quels sont les impacts environnementaux généralement étudiés et comment ils sont mesurés, mais surtout rappelle que l’emballage a d’abord un rôle positif parce qu’il protège les produits qu’il contient (limitant ainsi le gaspillage) et facilite leur distribution, leur utilisation et leur consommation.

Une méthode : l’Analyse de Cycle de Vie

Après un rappel réglementaire et de la définition d’un impact environnemental, le document du CNE s’attache à présenter la méthodologie utilisée pour les mesurer : l’Analyse de Cycle de Vie.

Cet outil complexe, et dont la mise en œuvre est normée, est d’abord le moyen de prendre en compte toutes les étapes du cycle de vie d’un emballage et du produit qu’il contient, ce qui est indispensable dans le cadre d’une démarche évolutive afin de vérifier qu’il n’y a pas de transferts d’impact lié à l’évolution considérée (par exemple transferts de poids d’un élément du système d’emballage à un autre, baisse du taux de remplissage des moyens de transport, gaspillage alimentaire, etc.). C’est aussi une méthode reconnue de mesure, réalisées sur la base d’hypothèses qui doivent être justifiées, avec des données solides, et enfin soumises à la critique d’un groupe d’experts indépendants.

Le CNE note par ailleurs les limites de cette méthode (notamment au regard de ses résultats qui doivent être manipulés avec précaution et parce que l’ACV ne permet pas, par essence, une évaluation complète de toutes les questions environnementales et sanitaires) et donne ses recommandations en ce qui concerne la prise en compte de l’emballage.

Le juste impact de l’emballage

Pour finir, le document du CNE passe en revue certaines études d’ACV réalisées montrant la faible part des impacts environnementaux dus à l’emballage dans les impacts totaux et rappelle qu’il existe des impacts positifs de l’emballage, en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire et comme levier de préservation des ressources naturelles.

Pour consulter le document du CNE : https://conseil-emballage.org/emballages-et-impact-environnemental-faits-chiffres/

Le Conseil National de l’Emballage (CNE), association créée en 1997, est une autorité morale réunissant les différents acteurs de la chaine de valeur de l’emballage : producteurs de matériaux d’emballage, fabricants d’emballage, entreprises de produits de grande consommation, entreprises de la distribution, sociétés agréées et opérateurs du secteur de la collecte et de la valorisation, collectivité locales, associations de consommateurs et de protection de l’environnement, designers, fabricants de machines et autres professionnels de l’emballage.

La mission du CNE consiste à élaborer et diffuser les bonnes pratiques de conception, de commercialisation et d’utilisation de l’emballage des produits.

Réemploi des emballages : une revue bibliographique des ACV réalisée par l’ADEME

La Loi AGEC a fixé des objectifs sur le réemploi et la réutilisation des emballages. Elle préconise cependant de prendre en compte la performance environnementale des emballages. Dans ce contexte, l’ADEME a mené une revue bibliographique d’analyses de cycle de vie (ACV) comparatives, afin d’identifier si certaines solutions d’emballages sont plus pertinentes que d’autres d’un point de vue environnemental, et sous quelles conditions.

L’ADEME a sélectionné 39 ACV selon des critères de robustesse méthodologique, de représentativité temporelle et de diversité des emballages couverts, dont elle a fait une analyse détaillée.

À partir des publications retenues pour leur comparaison entre emballages réemployables et à usage unique, l’ADEME indique que les résultats des ACV sont fortement dépendantes des paramètres clés de chaque cas de figure, comme :

  • Le nombre de réemplois.
  • La distance entre le lieu de distribution et le lieu de lavage des emballages réemployables.
  • L’efficacité et les paramètres du lavage pour les emballages réemployables,
  • Le taux de recyclage et/ou taux d’incorporation de recyclés pour les emballages à usage unique.
  • La masse relative des emballages comparés.

En particulier, pour les deux typologies d’emballages que sont les bouteilles pour boisson et les caisses, lorsque la comparaison est faite entre des emballages (réemployables vs. à usage unique) composés de différents matériaux, l’ADEME indique qu’il ne semble pas possible de conclure sur la pertinence du scénario de réemploi par rapport à l’usage unique. L’agence précise que la pertinence d’utiliser des caisses en plastique réemployables est […] d’autant plus importante que les distances de transport entre les lieux de distribution et de lavage sont faibles (par exemple, avec un maillage géographique important de centres de lavage), que les techniques de lavage sont performantes et que les caisses réemployables sont recyclées lorsqu’elles ne sont plus réutilisées.

L’ADEME arrive à la conclusion qu’au regard de la diversité des comparaisons analysées, les résultats ne peuvent pas être tranchés ni généralisés et dépendent fortement des valeurs des paramètres clés cités plus haut.

Elle note en particulier que certains paramètres pourraient être mieux étudiés :

  • Un focus particulier serait à faire sur les derniers kilomètres de transport, souvent non étudiés dans les ACV.
  • Le format de l’emballage, peu étudié, qui a une influence en termes de quantité d’emballage par unité de produit mais aussi en termes de quantité de produit qui peut être transporté.

Concernant les catégories d’impact analysées, L’ADEME note que l’impact sur la biodiversité est très rarement traité, bien que ce soit un enjeu environnemental majeur, du fait de l’absence de consensus méthodologique sur ce point.

L’ADEME pointe finalement le fait que la mise en place de certains systèmes d’emballages à large échelle pourrait modifier les organisations logistiques actuelles, les mécanismes de marché, les filières, etc. La prise en compte des impacts conséquents à ces modifications à grande échelle nécessitera à l’avenir de mener également des ACV conséquentielles.

Pour télécharger ces études : rapport de la tache 2 et annexerapportannexe

[Focus] Calages : un élément essentiel pour la protection des produits

Pour expédier des produits depuis les lieux de production vers les lieux de consommation, il est essentiel de les protéger afin d’éviter les pertes et casses dont les conséquences économiques et environnementales seraient importantes.

C’est entre autres le rôle des systèmes d’emballages mis en place. Au sein de ces systèmes, un élément d’emballage est souvent méconnu : le système de calage.

En effet, si l’emballage est essentiel pour protéger le produit tout au long du transport, du stockage et de la manipulation, il n’est parfois pas suffisant. Le calage complète l’emballage et permet d’ajouter une protection supplémentaire. Il garantit que les produits fragiles ou vulnérables seront exempts de tout dommage en les maintenant au sein de leur emballage d’un bout à l’autre de la chaîne logistique.

Des fonctions très diverses

Au-delà de cette fonction de réduction des dommages de transport, un calage peut avoir plusieurs fonctions :

  • Combler les espaces restés vides pour empêcher le produit de bouger, assurer une stabilité et une protection optimales lors du transport.
  • Séparer les produits et les protéger des chocs entre eux.
  • Apporter une résistance à la compression supplémentaire, notamment pour les produits non porteurs.
  • Assurer une meilleure répartition des charges et maintient l’intégrité et la solidité de la solution d’emballage.
  • Constituer une protection contre les vibrations.
  • Protéger les surfaces plus délicates des rayures.
  • Pour les objets à angles saillants ou les objets coupants, les profilés, coins et cornières permettent de conserver l’intégrité de l’emballage et protéger les personnes lors du déballage.
  • Puisque le calage s’intègre parfaitement au carton d’emballage, il peut être personnalisé en fonction des besoins de l’entreprise et de sa stratégie marketing. Cela donne la possibilité de créer des emballages originaux au design travaillé qui valorisent les produits. Outre son rôle de protection, le calage peut ainsi améliorer l’expérience d’achat.

Le calage apparaît donc généralement comme indispensable, que le produit soit particulièrement fragile ou non.

Les atouts du carton ondulé

Le carton ondulé permet de concevoir des cales fiables, robustes, et légères. Disponibles dans toutes les tailles et épaisseurs, elles sont généralement conçues sur mesure, idéalement avec le reste de l’emballage, afin de garantir une solution finale qui répond aux exigences du produit et de sa supply chain.

Il constitue une solution efficace et respectueuse de l’environnement puisque le calage en carton ondulé est renouvelable, recyclable et recyclé et qu’associé à une caisse du même matériau, il permet de disposer d’emballages monomatériau.

 

Nota :

Un mauvais usage du calage entraine un alourdissement des emballages, qui ont pour impact :

  • des frais supplémentaires du fait de l’achat de plus de calage pour combler un espace vide trop important, mais aussi d’une augmentation des frais de transport,
  • des impacts environnementaux supplémentaires liés à un usage supérieur de matière.

Le choix du calage doit donc se faire dans le cadre du juste emballage.

Quoi de mieux que le carton ondulé pour relever les défis du e-commerce ?

Les fabricants d’emballages en carton ondulé s’adaptent depuis toujours aux évolutions du commerce et de ses nouveaux acteurs. Ils sont toujours en ligne pour imaginer les solutions d’emballages qui se prêteront à tous les modes de distribution ou de livraison.

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En 2021, le e-commerce représente 2,1 milliards de transactions (+16 %) et un chiffre d’affaires en hausse de 15,1 %. Les ventes de produits sur internet ont progressé de +7% vs 2020 soit +42% vs 2019. Sur l’ensemble de l’année, l’e-commerce est estimé à 14,1% du commerce de détail (vente de produits) soit 0,7 point de plus qu’en 2020 (source : FEVAD). Une grande majorité des colis d’expédition sont fabriqués avec du Carton Ondulé. Aujourd’hui le e-commerce représente 5 à 7 % des parts de marché du carton ondulé mais c’est un relais de croissance important pour notre filière.

Accompagner ses clients

Il existe dans le e-commerce une grande variété de produits à emballer, de tailles différentes et ayant des exigences qui leurs sont propres : fragilité, sensibilité à l’humidité, à la température, exigences de sécurité sanitaire… La filière a donc conçu de nombreux modèles d’emballages spécifiques.

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Mais il est parfois impossible de stocker plusieurs références d’emballages. L’emballage en carton ondulé sait aussi s’adapter au format du produit, par découpage ou pliage des côtés ou rabats.

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Pour garantir l’intégrité du produit, il existe aussi de nombreux types de calages, adaptables et pouvant être intégrés ou collés pour être mis en œuvre rapidement. Les boites se déplient simplement et possèdent des fonds automatiques.

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Le carton ondulé accompagne également ses clients dans leur croissance rapide, ou pour faire face à des pics d’activité, grâce à la flexibilité de production du secteur ou sa capacité à faire évoluer rapidement les gammes de produits.

Relever les défis de la chaîne de distribution

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L’optimisation logistique est un point essentiel du modèle économique du e-commerce. Les très grandes facultés d’adaptation du carton ondulé permettent de faire la chasse au vide. Le secteur garantit également l’acheminement en bon état des produits avec la mise au point de protocoles de tests spécifiques : les exigences packaging e-commerce sont en effet différentes de celles d’un emballage classique. Le colis emballé est envoyé seul et non sur palette. On ne connait pas le poids qu’il devra supporter au long de la chaine logistique, ni sa position ou l’impact des autres colis dans le camion. Le nombre de manipulations, donc d’occasions de chutes et de coups, augmente également de façon considérable.

Ces systèmes de distribution nécessitent une traçabilité et des protections contre le vol. Le carton ondulé offre pour cela de nombreux services : témoins d’ouverture, mécanismes d’inviolabilité et design discret à l’extérieur de l’emballage.

Combler les désirs des consommateurs

L’emballage e-commerce est un emballage de transport mais également un emballage consommateur. Il doit donc présenter des facilités d’utilisation qui fidélisent l’acheteur : ouverture facile, réemploi pour retour des produits (ouverture propre et système de refermeture).

Premier contact physique entre le consommateur et le e-commerçant, le carton ondulé sait mettre en valeur les produits et les marques : emballages imprimés à l’intérieur, personnalisation du message, ajout de fonctions « sympathiques » : emballage qui se transforme en présentoir, en jeu ou en emballage cadeau…

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Le mythe du « trop d’emballage »

Nombreuses sont les demandes de la société civile ou d’ONG de supprimer le « trop d’emballage » qui serait monnaie courante dans les pratiques. Ce constat est erroné, ne prenant pas en compte la réalité des besoins.

Le concept de « trop d’emballage » est un non-sens

Pour un fabricant, l’emballage est un auxiliaire indispensable à la mise en marché de son produit et un poste de coût. Son objectif est donc d’optimiser le ou les emballages nécessaires afin qu’ils remplissent les fonctionnalités requises à un coût maîtrisé.  Un emballage ne répondant pas à son juste besoin serait un non-sens économique.

La conception d’un emballage est également soumise à des exigences réglementaires. Ainsi, l’article R 543-44 du Code de l’environnement prévoit que l’emballage doit être conçu et fabriqué de manière à limiter son volume et sa masse au minimum nécessaire, dans une logique de prévention. Diverses dispositions réglementaires exigent également la prise en compte des enjeux environnementaux dès la phase de conception : c’est l’écoconception.

Le juste emballage

Ce dont a besoin le metteur sur le marché, c’est donc un emballage conçu au juste besoin, qui doit se concevoir dans un système complet d’emballages (primaire, secondaire et tertiaire) répondant à plusieurs enjeux au niveau de la consommation (limiter le gaspillage alimentaire, allonger la durée de vie du produit, informer le consommateur, …), prenant en compte la logistique (protéger le produit et le personnel de manutention, optimiser le transport, le stockage, …), dans un cadre d’économie circulaire (optimiser les ressources utilisées, user de ressources renouvelables, recyclées et recyclables, faciliter la fin de vie de l’emballage,…), tout en garantissant la sécurité (traçabilité, lutte contre la contrefaçon, garantie d’hygiène, …) et en valorisant les savoir-faire et les engagements des marques.

Le juste emballage est la réponse à un système complexe de besoins, et nécessite une expertise pointue pour sa mise en œuvre.

Le rôle central du fabricant d’emballage

Afin de concevoir ce juste emballage, dans le respect du cahier des charges du client, de nombreuses compétences sont mobilisées par le fabricant d’emballage, qui fait des choix techniques : papiers, épaisseur du carton, orientation des cannelures, optimisation de la taille et de la résistance, forme, mise en œuvre de moyens de facilitation d’usage, mariage des fabrications, minimisations des pertes à la découpe, exigences d’alimentarité, traitements…

Ils mettent à la disposition de leurs clients leurs années d’expérience et l’exploitation de milliers de données à travers des modèles comportementaux des emballages pendant leur cycle de vie. Ainsi, les fabricants de carton ondulé se positionnent en conseil et engineering à travers l’écoconception de leurs produits pour permettre à leur client d’avoir le juste emballage pour son produit dans son environnement, en respectant ses contraintes et en prenant en compte la fin de vie de ce dernier.

Informations environnementales : être « sincère, objectif et complet »

Devant la demande croissante de la société et des consommateurs, les fabricants de produits sont amenés à modifier leurs solutions d’emballages. Ils cherchent alors à valoriser les efforts parfois importants consentis en affichant des informations environnementales sur l’emballage. Depuis la loi Grenelle 1, la règlementation demande que cette information soit « sincère, objective et complète ». En quoi cela consiste-t-il ?

Des obligations réglementaires

L’informations environnementale apportée au consommateur, notamment sur l’emballage prend généralement la forme d’une allégation, c’est-à-dire une expression d’ordre quantitative ou qualitative utilisée pour mettre en avant la qualité d’un produit au regard de la protection de l’environnement. Ces allégations peuvent être réalisées à l’aide de nombreux supports : sur l’emballage du produit lui-même et/ou par tout type de média (internet, presse, télévision, etc.). Certaines marques déposées et certains éléments tels que pictogrammes, logos, etc. peuvent également être considérés comme des allégations environnementales.

La loi n° 2009-967 du 3 août 2009, dite Grenelle I, stipule que « les consommateurs doivent pouvoir disposer d’une information environnementale sincère, objective et complète, portant sur les caractéristiques globales du couple produit-emballage…». En effet, la part de l’impact de l’emballage étant souvent relativement faible dans le couple produit-emballage, il est essentiel de parler du produit emballé dans son ensemble. Dans le cas d’une allégation environnementale ne portant que sur l’emballage, elle doit être proportionnée dans sa communication, c’est-à-dire définir précisément le périmètre qu’elle concerne, l’emballage, et être mesurée dans sa restitution au consommateur. Toute allégation environnementale doit pouvoir être documentée de manière précise et les bénéfices environnementaux doivent être justifiés de manière objective.

La Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire dite loi AGEC est venue préciser un certain nombre de disposition concernant les allégations environnementales.

  • À compter du 1er janvier 2022, il sera interdit de faire figurer sur un produit ou un emballage les mentions : “biodégradable”, “respectueux de l’environnement” ou toute autre mention équivalente globalisante.
  • Lorsqu’il est fait mention du caractère recyclé d’un produit, le pourcentage de matières recyclées effectivement incorporées devra être précisé.
  • Les produits et emballages en matière plastique dont la compostabilité ne peut être obtenue qu’en unité industrielle ne peuvent porter la mention “compostable”. Les produits et emballages en matière plastique compostables en compostage domestique ou industriel doivent porter la mention “Ne pas jeter dans la nature”.

Le non-respect de ces nouvelles obligations sera passible d’une amende.

La loi donne également un certain nombre d’obligations et d’interdictions, qui n’ont pas encore été complètement définies :

  • Information obligatoire du consommateur sur les qualités et caractéristiques environnementales des produits : la loi liste un certain nombre de critères dont la mention pourra être rendue obligatoire : incorporation de matière recyclée, emploi de ressources renouvelables, durabilité, compostabilité, possibilité de réemploi, recyclabilité, présence de substances dangereuses et éco-modulations. Ces informations devront être visibles ou accessibles par le consommateur au moment de l’acte d’achat, par marquage, étiquetage, affichage ou tout autre procédé approprié. Elles devront également être mises à disposition du public par voie électronique. Un décret en Conseil d’Etat (attendu) définira les catégories de produits visés, les critères environnementaux et les modalités de leur établissement ainsi que les modalités d’information des consommateurs.
  • Obligation d’apposer le Triman en 2022 sur le produit ou son emballage (à l’exclusion des emballages de boissons en verre) pour signaler qu’il fait l’objet d’une consigne de tri. Ce logo doit etre accompagné d’une information précisant les modalités de tri. Si plusieurs éléments d’un produit font l’objet de modalités de tri différentes, ces modalités doivent être détaillées élément par élément. Là aussi nous sommes en attentes des dernières informations concernant l’information sur les modalités de tri.
  • Une pénalité est introduite pour les signalétiques et marquages pouvant être confusants pour le consommateur sur les règles de tri. Ces signalétiques (dont le Point vert) ont été définies par un arrêté publié le 24/12/20. La pénalité est fixée à 100% du montant de la contribution hors bonus-malus. Son application a été repoussée par le Conseil d’État à début 2022.

Des outils pour comprendre et être accompagné

En 2012, le Ministère chargé de l’Écologie et le Conseil National de la Consommation (CNC) ont réalisé un guide, révisé en 2014, qui recense une quinzaine d’expressions utilisées sur les produits de consommation. Ce guide doit être mis à jour en 2021.

(cliquez sur l’image pour y accéder)

Le Conseil National de l’Emballage (CNE) a également souhaité aider les entreprises à la rédaction d’informations environnementales portant sur l’emballage et être une vigie pour toute allégation environnementale non conforme à la réglementation et aux bonnes pratiques. En rédigeant ses avis et recommandations, le CNE apporte un éclairage global sur la rédaction des allégations environnementales afin de guider les acteurs économiques (cliquer sur l’image ci-contre pour y accéder).

 

Vous trouverez également sur le site du CNE des notes de positions sur différents sujets : affichage environnemental et emballages, l’usage abusif du mot « suremballage », bien comprendre l’allégation « biosourcé » relative aux emballages, évitons l’allégation « bioplastiques » relative aux emballages, évitons l’allégation « biodégradables » relative aux emballages, allégation environnementale : « Moins d’emballages en carton évite de couper des arbres » est fausse … Pour y accéder cliquer ici.

Enfin, pour aller encore plus loin, le CNE a mis en place un comité allégations environnementales qui peut vous accompagner dans la rédaction d’allégations concernant l’emballage.

Vous pouvez le solliciter à cette adresse mail : info@conseil-emballage.org

Evolutions réglementaires : l’expertise du carton ondulé

Loi AGEC, loi climat et résilience, multiplication des décrets et arrêtés … Le contexte législatif et réglementaire est toujours plus dense autour de l’emballage. Les fabricants d’emballage en carton ondulé, acteurs directs de la conception et de la fabrication des emballages, sont les interlocuteurs à solliciter pour trouver une réponse à ces multiples défis.

Le rôle essentiel du fabricant d’emballage

Les fabricants de carton ondulé mettent à la disposition de leur client des années d’expériences et l’exploitation de milliers de données pour leur permettre d’avoir le juste emballage pour leur produit, le tout en respectant leurs diverses contraintes (techniques, logistiques, environnementales, …). Ce sont les acteurs centraux du conseil et de l’engineering pour proposer des systèmes d’emballage propres à chaque ligne de conditionnement et chaque circuit de distribution, élaborés pour satisfaire de nombreuses exigences : conditions et variations climatiques, manutentions et mécanisation, palettisation, stockage, transport, circuits de distribution, promotion, traçabilité, usages (ouverture, mise à plat), gestion de la fin de vie…

Cette offre sur mesure s’est toujours adaptée aux nouveaux besoins des secteurs clients et aux exigences de la société en matière de développement durable : développement du recyclage, éco-conception des emballages, accompagnement de l’essor du e-commerce, amélioration de l’expérience client, nouveaux modes de distribution.

Nos réponses aux problématiques actuelles

De l’écoconception à l’optimisation logistique, en passant par la création de nouvelles solutions d’emballages et l’adaptation aux évolutions, le fabricant d’emballage est l’acteur qui possède l’expertise et permet de répondre aux problématiques environnementales actuelles.

Déjà les fabricants de carton ondulé sont acteurs et force de proposition dans le cadre des évolutions demandées dans les discussions réglementaires récentes :

  • Pour se développer, le vrac fait face à des problématiques (d’hygiène et de traçabilité notamment) que de récentes innovation d’emballage en carton ondulé peuvent résoudre.
  • La substitution des emballages plastique s’accélère grâce aux nombreuses solutions développées par notre filière, comme des barquettes pour fruits et légumes en carton ondulé.
  • Le réemploi de notre matière première, la fibre de cellulose, est une solution en phase avec les objectifs liés à la lutte contre le réchauffement climatique…

En 2020, ce sont plus de 100 000 études d’emballages qui ont été réalisées.

L’expertise des entreprises et de leurs plus de 400 concepteurs ne demande qu’à être sollicitée !

Substitution des emballages plastiques : oui, les solutions en carton sont recyclables !

Devant la demande croissante sociétale et réglementaire de substitution des emballages plastiques, la recherche d’emballages en carton ondulé n’a jamais été aussi forte. Cette substitution ne se fait cependant pas encore totalement sans plastiques et certains voudraient dénoncer une supercherie. Philippe DURAND, Président de Carton ondulé de France, répond aux questions fréquemment posées à ce sujet.

COF : Quelles sont les solutions mises en œuvre par le secteur du carton ondulé pour répondre aux besoins des conditionneurs qui veulent substituer leurs emballages en plastique ?

Philippe Durand : Les fabricants de carton ondulé sont plus que jamais à pied d’œuvre pour développer des solutions dans de nombreux secteurs. Et le processus est seulement en train de se mettre en marche ! Le choix du carton ondulé comme matériau de substitution est une évidence pour de nombreux acteurs de la grande consommation. Une étude allemande avait d’ailleurs montré que 21% des emballages plastiques existants pouvaient être substitués par des solutions d’emballage en carton ondulé existantes ou pouvant raisonnablement être développées dans un délai de 3 à 5 ans (lien).

Parmi les innovations développées, on peut citer les nombreux modèles d’UVC pour les fruits et légumes, des solutions de regroupement de bouteilles ou de canettes, des barquettes pour produits frais ou plats cuisinés, des emballages alimentaires pour produits à emporter, des calages, des solutions pour le e-commerce pratiques et peu encombrantes pour l’envoi de produits textiles… De plus, de nombreuses solutions restent encore confidentielles avant leurs mises en marché par nos clients !
Les performances techniques du carton ondulé permettent à de nombreuses solutions de voir le jour même si elles sont parfois complexes à mettre en œuvre sur des aspects liés à la fermeture de l’emballage par exemple ou à des problématiques de propriétés barrières pour des produits alimentaires.

COF : Justement, du fait de ce besoin de propriétés barrières par exemple, toutes ces solutions ne sont pas exemptes de plastique. Est-ce que cela n’est pas incompatible avec la recherche d’emballages recyclables ?

Philippe Durand : L’utilisation du plastique est loin d’être systématique pour obtenir ces propriétés ! La performance des solutions proposées peut parfois être atteinte par l’application d’une cire, d’un vernis ou un traitement à la paraffine par exemple. Mais parfois il est nécessaire d’utiliser un couchage d’une fine pellicule plastique, c’est vrai.

Cette solution n’est pas incompatible avec les objectifs poursuivis par nos clients, pour différentes raisons :

  • Tout d’abord, elle permet de réduire considérablement les quantités de plastiques utilisées. Une barquette de fruits associant carton et enduction PET, par exemple, permet d’économiser jusqu’à 70% de plastique par rapport à une barquette classique. En fin de vie, ces plastiques restent sous contrôle industriel puisque les emballages papier carton usagés sont majoritairement collectés pour recyclage et ne risquent donc pas d’être abandonnés et de polluer les océans (ce qui est je le rappelle l’objectif initial de la réglementation européenne récente sur les emballages plastique). Ils sont de plus en plus valorisés.
  • Les emballages papier carton associés à du plastique restent par ailleurs recyclables dans les circuits traditionnels et sont couverts par la garantie de reprise donnée par la filière. Nous travaillons en filière pour continuer à assurer ce recyclage et sommes attentifs à nos responsabilités : les conditionneurs peuvent tester la recyclabilité de leurs nouveaux emballages avec le CEREC*, et s’ils sont déclarés non recyclables, ils ne seront pas couverts par la garantie de reprise.

La quantité d’emballages associant carton et plastique ne devrait pas devenir un problème pour la filière du recyclage puisqu’on s’attend au maximum à 20000 tonnes d’emballages papier carton associés à du plastique. Ceci reste limité comparativement aux 760 000 tonnes d’emballages ménagers recyclés tous les ans.

COF : Ces solutions peuvent donc permettre aux clients du secteur de remplir leurs premiers objectifs. Peuvent-elles être considérées comme transitoires ?

Philippe Durand : Les solutions actuelles permettent d’apporter rapidement des réponses alternatives à la réduction du plastique souhaitée. Mais ce n’est qu’une solution transitoire.

Les fabricants de carton ondulé travaillent à développer des techniques alternatives et, dans un plus long terme, les travaux du Centre Technique du Papier de Grenoble nous permettent d’envisager la mise sur le marché de solutions mono-matériau présentant toutes les qualités requises, de résistance à l’eau grâce à la chromatogénie, et barrières à l’oxygène et aux graisses grâce à l’utilisation de microfibrilles de cellulose.

Pour l’heure, l’important est de répondre aux besoins urgents de nos clients en leur proposant des solutions recyclables réduisant très fortement leurs impacts sur l’environnement.

 

* Dans le secteur du papier carton, pour aider les metteurs en marché d’emballages à évaluer leurs choix techniques au regard de la recyclabilité de leurs emballages, la filière emballage papier carton a créé, via REVIPAC et en collaboration avec CITEO, un comité d’expertise technique, le Comité d’Évaluation de la Recyclabilité des Emballages papier-Carton (CEREC), qui peut tester la recyclabilité des emballages et, si nécessaire,  conseiller des voies d’optimisation.

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